Meyer et la catastrophe


 

Révélation des lettres sud-africaines, grand provocateur devant l’éternel, dans la lignée d’un Philip Roth ou d’un Joseph Heller, Steven Boykey Sidley livre un roman explosif, oscillant entre humour dévastateur et réelle émotion, sens de l’absurde et réflexions métaphysiques.

L’avantage de l’angoisse, c’est que le ciel peut bien vous tomber sur la tête, vous êtes paré. C’est un peu la philosophie de Meyer depuis qu’il a passé le cap de la quarantaine.
Il faut dire qu’entre ses ex-femmes, sa future ex-petite amie, son père déclinant, ses enfants qu’il ne voit jamais, son patron qu’il déteste et sa carrière ratée de saxophoniste,
Meyer a de quoi jongler, niveau situations potentiellement explosives.

Sauf qu’à force de tendre le dos, il faut bien que ça craque. Mais rien ne pouvait réellement préparer Meyer à l’ampleur des catastrophes qu’il va devoir affronter. Un véritable tsunami, si énorme et si dévastateur qu’il va le forcer à tout remettre à plat.

Tout commence par un coup de fil à sa première ex-femme…

Meyer

Mon avis : Grâce à un concours organisé par les éditions Belfond que je remercie d’ailleurs pour l’envoi de ce roman, je me faisais une joie de lire ce livre. J’ai débuté ma lecture sans à priori et sans attente réelle, excepté de passer un moment agréable.

Mais au fil des pages, quelle fut ma déception !

Je ne me suis pas attachée au personnage principal, Joshua Meyer, qui vit et travaille sur la Côte Ouest des Etats-unis et à qui il n’arrive que des catastrophes. Malgré une vie amoureuse chaotique, des difficultés à remplir son rôle de père et au seuil de la mort du sien, il n’en reste pas moins imbuvable. Du coup je n’ai ressenti aucune empathie à son égard (chose rare chez moi) ceci étant du à certains comportements que je trouve inutiles. Comme par exemple lorsqu’il compisse sur le bureau de son patron, tout en se filmant et en menaçant de publier la vidéo sur Youtube

Parfois j’ai souri pour certaines situations plutôt cocasses mais jamais rien de transcendant alors même que la 4ème de couverture annoncée un roman explosif, oscillant entre humour dévastateur et sens de l’absurde. Par contre on peut aussi voir dans ce roman une réflexion sur la loi des séries, des probabilités, une forme d’acceptation de soi et des autres, mais je trouve dommage que cela n’a pas été plus approfondi par l’auteur.

En toile de fond, il y a ses deux amis philosophes qui lui prodiguent des conseils et qui l’aident à une prise de « conscience ». Toute relative à la lecture des dernières pages. J’aurais bien aimé en savoir plus sur eux car ils me semblaient fort intéressants.

Pour n’avoir encore jamais lu cet auteur, je pensais faire une belle découverte. Malheureusement ça n’a pas été le cas. Je pense que c’est aussi le résultat d’une traduction qui d’après moi n’est pas fidèle à l’original. Mais je laisserais malgré tout une seconde chance à l’auteur pour me transporter dans son monde.

Une réflexion sur “Meyer et la catastrophe

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