Le philosophe nu


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Comment vivre plus librement la joie quand les passions nous tiennent? Comment oser un peu de détachement sans éteindre un coeur ? Eprouvé dans sa chair, Alexandre Jollien tente ici de dessiner un art de vivre qui assume ce qui résiste à la volonté et à la raison. Le philosophe se met à nu pour ausculter la joie, l’insatisfaction, la jalousie, la fascination, l’amour ou la tristesse, bref ce qui est plus fort que nous, ce qui nous résiste… Convoquant Sénèque, Montaigne, Spinoza ou Nietzsche, il explore la difficulté de pratiquer la philosophie au coeur de l’affectivité. Loin des recettes et des certitudes, avec Houei-neng, patriarche du bouddhisme chinois, il découvre la fragile audace de se dénuder, de se dévêtir de soi. Dans l’épreuve comme dans la joie, il nous convie à renaître à chaque instant à l’écart des regrets et de nos attentes illusoires. Cette méditation inaugure un chemin pour puiser la joie au fond du fond, au plus intime de notre être.

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Mon avis : Au travers de son récit, Alexandre Jollien  partage avec nous ce combat qu’il mène contre lui-même, une histoire d’homme, celle de tous les hommes confrontés à des passions destructrices. Et c’est avec sagesse et simplicité qu’il nous livre ce message : Il faut se libérer de nos passions qui parfois, nous enchaînent. Il faut apprendre à vivre avec elles, car même si elles sont parfois douloureuses, elles nous rendent vivants .

Dans cet essai, il nous propose un mode de penser sa vie. Un mode qui lui permet d’accepter son handicap et de se défaire de « sa passion » ou plus précisément de son admiration, sa jalousie envers les garçons « normaux ». Car pour lui avoir un corps parfait signifie avoir une vie parfaite. Mais au fil de sa vie, de ses rencontres, d’un séjour dans un monastère pour pratiquer « Le Zazen » (posture de méditation assise de la pratique du bouddhisme zen), il réussira avec beaucoup de difficultés à se réconcilier avec son corps.

Conclusion : Pour avoir déjà lu un certain nombre de ses livres, je ne sais pas si je serais très objective en disant que j’ai beaucoup aimé le message que veut nous transmettre Alexandre Jollien. Avec des propos simples, drôles parfois, mais toujours avec beaucoup de sincérité, l’auteur, le philosophe, se met vraiment à nu. Et même si ce livre est court (202 pages), j’ai mis beaucoup de temps à le lire car il demande plus de concentration et de réflexions que ses autres livres. 

Un livre à lire car il permet à chacun d’entre nous de revenir à l’essentiel ! 

2 réflexions sur “Le philosophe nu

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