Les coloriés


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Un monde sans adultes est possible. À des milliers de kilomètres de la France vit un peuple qu’aucune carte n’a jamais répertorié : les Coloriés. Turbulents, sincères et gobeurs d’instants, ils vivent dans un univers sans adultes où l’enfance et le jeu sont devenus une culture à part entière.

En 2003, l’ethnologue Hippolyte Le Play rencontre à Paris Dafna, une jeune et ravissante représentante du peuple colorié. Imprévisible, gouvernée par ses émotions et ses désirs fantasques, cette «grande petite fille» le bouleverse immédiatement. Mais les Coloriés ne sont pas oiseaux que l’on apprivoise facilement. Et voilà Hippolyte embarqué dans une course-poursuite imprévue qui l’entraînera bien loin de chez lui.

Avec ces Coloriés et leur fantaisie tendre et espiègle, l’auteur du Zubial et du Zèbre nous offre là son roman le plus déroutant et le plus drôle. Une véritable invitation à se hisser à la hauteur si dépaysante de l’enfance.

Mon avis : Pour n’avoir jamais lu Alexandre Jardin, j’avoue avoir été agréablement surprise avec cette histoire. Ce roman se découpe en deux parties distinctes :  une pour les enfants (jeunes lecteurs) dans laquelle j’avoue m’être un peu ennuyée même si l’auteur nous dresse un portait drôle et original de ses personnages et l’autre pour les adultes (les parents) où j’ai plus adhéré. Mais qu’on se le dise, ce roman est touchant, rempli d’humour, il permet de s’évader et de rire.

On y découvre Hippolyte Le Play, Lulu (sa fille),Dafna et bien d’autres personnages hauts en couleur.

Grâce à Dafna, une coloriée échouée dans le monde adulte à la recherche de ses parents, Hippolyte retrouve son âme d’enfant et apprend à lâcher prise sur cette vie d’adulte qui lui pèse. Cette vie guidée par des règles, des obligations, des contraintes qui n’existent pas chez Les coloriés. Chez eux, Ils mangent, ils dorment quand ils le souhaitent et si des choses ne leur plaisent pas, ils le disent. Ils refusent les diktats du monde adulte en s’autorisant toutes les folies. Choses qu’un adulte ne peut se permettre et qui rendra l’intégration d’Hippolyte quelque peu difficile, car redevenir un enfant et lâcher prise ne faisaient pas partie de son programme.

Puis au fil du temps, il apprend à avoir un autre regard sur ce monde et s’amuse de l’enfantillage dont fait preuve Dafna. Jusqu’au moment où des sentiments vont naître en ces deux personnages.

Plus qu’une histoire d’amour, c’est aussi une prise de conscience sur ce monde qui nous emprisonne et bride nos âmes d’enfant.

Même si cette lecture n’est pas un  coup de cœur et ne restera pas impérissable dans mes souvenirs, j’avoue avoir passé un agréable moment.

 

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