Les loyautés


«Chacun de nous abrite-t-il quelque chose d’innommable susceptible de se révéler un jour, comme une encre sale, antipathique, se révélerait sous la chaleur de la flamme ? Chacun de nous dissimule-t-il en lui-même ce démon silencieux capable de mener, pendant des années, une existence de dupe ?»

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C’est avec « No et Moi » ainsi que « Rien ne s’oppose à la nuit » que j’ai découvert la plume de Delphine de Vigan il y a quelques années déjà. Douce, fluide et addictive, j’en avais gardé de très bons souvenirs d’autant que l’auteure aborde des sujets notables et qui éveillent les consciences. Alors après avoir lu et entendu de bonnes critiques sur celui-ci, je me suis laissé tenter de la relire.

Des adultes qui se perdent, des adolescents en devenir, Delphine de Vigan dresse le portrait de personnages très différents, mais qui sont tous en souffrance. Théo n’est âgé que de 12/13 ans et pourtant il doit déjà faire face à des problèmes d’adultes. Son père, un homme au chômage devenu dépressif, alcoolique qui se néglige, se laisse partir au fond du trou et une mère toxique gorgée de haine envers son ex-mari et le père du jeune adolescent. À ses côtés il y a son ami, Mathis, avec lequel il partage ses premières beuveries. Pour surmonter toutes ses peines et oublier le gouffre dans lequel ses parents l’on plongeait, Théo se met à boire. Au grand dam de sa mère qui n’aime pas Théo, Mathis suit son ami au point de mentir et de désobéir à sa mère. Jusqu’à la catastrophe que je ne vous dévoilerais pas.

Et il y a cette enseignante qui décèle le problème le Théo. Hélène est attirée par cet enfant et quitte à se mettre à dos certaines personnes, entre individus qui ont subi certaines peines, on se reconnaît. C’est d’ailleurs grâce à lui qu’elle parviendra à discerner son mal-être, elle qui était une enfant battue.

Le divorce, le chômage, la violence feutrée, la solitude, l’alcoolisme et le manque affectif sont autant de sujets abordés.

Comme avec le précédent roman que j’ai lu de cette auteure, je suis passée par tout un panel d’émotions. Mais j’avoue que le personnage qui m’a le plus touché est le père de Théo. Cet homme qui ne se nourrit plus, qui reste aliter plusieurs jours et qui se bourre de cachets n’est plus que l’ombre de lui-même. Bien entendu Théo ne m’est pas resté indifférent car malgré son jeune âge et ses erreurs qui vont avec, il a fait preuve de maturité face à la déchéance de son père.

Delphine de Vigan m’a de nouveau conquise avec ce roman, mais je ne peux m’empêcher de souligner un point important : La Fin

J’ai eu cette fâcheuse impression que l’auteure n’avait plus rien à nous raconter. Le dénouement est bref et laisse le lecteur avec sentiment d’inachevé. J’ai pensé qu’il y avait une suite, grossière erreur de ma part ! Mais je n’en tiendrais pas rigueur à l’auteure, puisque de toute manière à l’heure où je vous parle de ce livre, je suis déja en train de lire « Les gratitudes » 🙂

Et pour finir, je vous dirais tout simplement que je vous conseille de découvrir la plume de Delphine de Vigan, si ce n’est déjà fait 😉

Bonne lecture et à bientôt !

3 réflexions sur “Les loyautés

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