On ne voyait que le bonheur


Antoine, la quarantaine, est expert en assurances. Depuis longtemps, trop longtemps, il estime, indemnise la vie des autres. Une nuit, il s’intéresse à la sienne, se demande ce qu’elle vaut vraiment. Par une introspection sans concession, il nous entraîne alors au cœur de notre propre humanité, lui qui ne s’est jamais remis de son enfance, ballotté entre faux bonheurs et réelles tragédies.
Orchestré en trois mouvements, du nord de la France à la côte ouest du Mexique, On ne voyait que le bonheur explore aussi le pays de l’adolescence. Et montre que le pardon et la rédemption restent possibles en dépit de tout.

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On ne voyait que .......

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Cela fait déjà cinq ans que j’ai lu pour la première fois la plume de Grégoire Delacourt avec La Liste de mes envies , que j’avais d’ailleurs beaucoup aimé. Et lorsque « On ne voyait que le bonheur » m’a été prêté, je n’ai pas hésité un instant à me plonger dans ce récit.

Dans celui-ci nous faisons connaissance d’un quadragénaire, Antoine, qui fait un triste bilan de sa vie. Il se rend à l’évidence, ses parents ne se sont réellement jamais aimés, voire même n’ont jamais aimé ses sœurs jumelles et lui. Son père est un séducteur qui porte peu d’attention à son épouse. Et lorsque Anne, une des jumelles décède, leur mère décide d’abandonner le foyer familial. Quant à Anna qui vit, elle, ne prononce plus qu’un mot sur deux depuis le décès de sa sœur. Le bilan est éprouvant !

De son côté, Antoine a rencontré Nathalie, son grand amour avec qui il a eu deux enfants prénommés Joséphine et Léon. Mais Nathalie l’a trompé, l’a quitté et depuis elle a refait sa vie avec un autre. Lorsque son père lutte contre un cancer, lorsqu’il se fait virer comme un malpropre, qu’il s’en veut de ne rien n’avoir osé dans la vie, Antoine constate alors avec amertume qu’il reproduit avec ses enfants exactement les mêmes erreurs qu’avait commises son père avec lui. Pire encore, lorsqu’il tente de mettre fin aux jours de sa propre fille…

Poignant, tragique et sensible à la fois, ce roman traite du pardon. Et en même temps, comme dans le livre cité plus haut, on y retrouve de vraies valeurs familiales, celles qui nous construisent et je dois dire que c’est ce qui m’a le plus touché. Par contre je dois admettre que je me suis ennuyée parfois, mais heureusement les chapitres sont courts et donnent beaucoup de rythme au récit. C’est un peu ce qui m’a donné envie de poursuivre cette lecture jusqu’au bout.

Dans sa postface Grégoire Delacourt parle à cœur ouvert et affirme être Joséphine. Ici il y a beaucoup de sa propre histoire, de sa personnalité et j’avoue que de savoir que cette histoire est en partie la sienne m’a beaucoup émue.

Ce livre n’est pas un coup de cœur et ne sera pas inoubliable pour ma part. Mais rien que parce qu’il nous fait réfléchir à notre propre histoire, je vous le conseille vivement !

4 réflexions sur “On ne voyait que le bonheur

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